ajouté le 22/02/2008
les calanquesLa pêche
Les petits « ports » de Callelongue, de Podestat, de Montredon, de Sormiou, de Morgiou et de Port Miou
Pêche au thon : A partir de 1603, la pêche au thon se pratiquait à l’aide d’installations semi -fixes : la Madrague de Morgiou (1622-1853), la Madrague de Port-Miou (1633-1853), la Madrague de Montredon (1701-1855), la Madrague de Podestat (1714-1876).
Corail au siècle dernier : Madrague de Port-Miou et industrie employant plusieurs centaines de personnes à Cassis, Marseille et à Aix-en-Provence encore au XIX° siècle
Du XIX° siècle au XX° siècle :
L’artisanat
o L’utilisation des produits tannants et colorants : au début du XIX° siècle, vingt tonnes de cochenilles du chêne kermès (Quercus coccifera) étaient ramassées chaque année dans tout le département pour fabriquer le « rouge » des teinturiers. Les tans – écorces pulvérisées – les plus recherchés par les tanneries proviennent essentiellement du kermès et du chêne yeuse. L’écorce de pin était aussi utilisée dans ce but par les pêcheurs sur les filets.
o Le gemmage : les pins d’Alep étaient utilisés pour la récolte de leur résine, la gemme pour obtenir l’essence de térébenthine et la colophane, utilisées pour les peintures à l’huile, les produits pharmaceutiques ou pour la cire à cacheter et les savons : après la seconde moitié du 19°siècle, pots mobiles en terre (La Fontasse).
o Les charbonnières : pin d’Alep et arbustes de la garrigue, arbousier, sumac des corroyeurs, pistachier térébinthe, filaire, nerprun, chêne kermès, genévriers
o Extraction de matériaux : « Pierre de Cassis » : monuments et installations portuaires de Toulon, Marseille et Alger ; carrières de la pointe Cacau, de Port-Miou, du Bestouan, et aussi à Callelongue, à Font de Voire, Montredon, Cerisier…
Extraction du sable : Arénas, Jarre, Montredon, calanque de Marseilleveyre, celle de Sormiou, l’île de Riou.
o La fabrication de la chaux : Les fours à chaux connurent un développement important entre 1808 et 1850. Près de 250 ont été répertoriés sur le Massif des Calanques. Ils ont fonctionné à la broussaille jusqu’à leur fin (dans les années 1850) : vallon de l’Escalette, vallon de Gorgue Longue et plaine du Ris, du bord de mer au sud, jusqu’au camp de Carpiagne au nord ; une concentration particulière dans le vallon de la Gineste ; au total, une trentaine de vestiges.
L’activité industrielle chimique et métallurgique
1810 : début de l’industrialisation des campagnes en périphérie de Marseille.
La première vague : la soude
Fabrication de la soude factice par réaction du sel de mer (NaCl) et l’acide sulfurique (H2 SO4) : fabriques de SAMENA, LES GOUDES, BAUMETTES.
La soude est utilisée en région marseillaise (saponification) ; elle représente des débouchés importants. Les fabriques construisent les premières installations de lutte contre la pollution : cheminées rampantes qui sont un véritable condensateur pour les vapeurs acides ; ce système est inconnu ailleurs. Pour ces cheminées, au départ verticales, l’industriel dédommageait les voisins pour les nuisances ; en les couchant au sol et transportant les fumées sur une seule propriété, le système d’indemnisation était simplifié.
La deuxième vague : le plomb
Vers 1850, le minerai de plomb est importé via le port de Marseille, les usines se localisent dans le même secteur que la soude, et les cheminées rampantes sont également utilisées : usines de l’ESCALETTE, LES GOUDES, LA MADRAGUE DE MONTREDO
Parallèlement, une diversification de l’industrie chimique s’opère, liée à l’importation de nouvelles bases pour la production d’oxydes divers, de soufre, d’acide tartriques ; les usines sont localisées aux GOUDES et à CALLELONGUE.
L’industrialisation de la fabrication de la chaux
Jusque là les fours étaient restés artisanaux ; sur le site de VAUFREGES sont implantés plusieurs fours industriels produisant de la chaux hydraulique. Cette production durera près de deux siècles, et elle donne naissance à la fin du XIX° siècle à ce qu’on appelle la production de chaux intégrée, c'est-à-dire, une production pour les besoins propres d’un process industriel autre que la chaux, par exemple : la soude caustique à SAMENA, l’acide tartrique à La MADRAGUE.
L’exploitation des carrières
Les roches calcaires du crétacé et les sables éoliens ont également été extraits du milieu naturel pour leurs qualités physiques.
On peut distinguer :
Pierre de taille de Cassis : exploitation du BESTOUAN et de la Pointe CACAO
Agrégats : sable sur l’île du RIOU, le Mont ROSE, agrégats au parc ADRIEN DE LA VIGNE…
Matériaux pour la chimie : Port MIOU (SOLVAY)
Les activités militaires
Le fortin de Morgiou (1614), utilisé ensuite par les anglais appelés par la contre-révolution royaliste de 1793.
Les petits « ports » de Callelongue, de Podestat, de Montredon, de Sormiou, de Morgiou et de Port Miou
Pêche au thon : A partir de 1603, la pêche au thon se pratiquait à l’aide d’installations semi -fixes : la Madrague de Morgiou (1622-1853), la Madrague de Port-Miou (1633-1853), la Madrague de Montredon (1701-1855), la Madrague de Podestat (1714-1876).
Corail au siècle dernier : Madrague de Port-Miou et industrie employant plusieurs centaines de personnes à Cassis, Marseille et à Aix-en-Provence encore au XIX° siècle
Du XIX° siècle au XX° siècle :
L’artisanat
o L’utilisation des produits tannants et colorants : au début du XIX° siècle, vingt tonnes de cochenilles du chêne kermès (Quercus coccifera) étaient ramassées chaque année dans tout le département pour fabriquer le « rouge » des teinturiers. Les tans – écorces pulvérisées – les plus recherchés par les tanneries proviennent essentiellement du kermès et du chêne yeuse. L’écorce de pin était aussi utilisée dans ce but par les pêcheurs sur les filets.
o Le gemmage : les pins d’Alep étaient utilisés pour la récolte de leur résine, la gemme pour obtenir l’essence de térébenthine et la colophane, utilisées pour les peintures à l’huile, les produits pharmaceutiques ou pour la cire à cacheter et les savons : après la seconde moitié du 19°siècle, pots mobiles en terre (La Fontasse).
o Les charbonnières : pin d’Alep et arbustes de la garrigue, arbousier, sumac des corroyeurs, pistachier térébinthe, filaire, nerprun, chêne kermès, genévriers
o Extraction de matériaux : « Pierre de Cassis » : monuments et installations portuaires de Toulon, Marseille et Alger ; carrières de la pointe Cacau, de Port-Miou, du Bestouan, et aussi à Callelongue, à Font de Voire, Montredon, Cerisier…
Extraction du sable : Arénas, Jarre, Montredon, calanque de Marseilleveyre, celle de Sormiou, l’île de Riou.
o La fabrication de la chaux : Les fours à chaux connurent un développement important entre 1808 et 1850. Près de 250 ont été répertoriés sur le Massif des Calanques. Ils ont fonctionné à la broussaille jusqu’à leur fin (dans les années 1850) : vallon de l’Escalette, vallon de Gorgue Longue et plaine du Ris, du bord de mer au sud, jusqu’au camp de Carpiagne au nord ; une concentration particulière dans le vallon de la Gineste ; au total, une trentaine de vestiges.
L’activité industrielle chimique et métallurgique
1810 : début de l’industrialisation des campagnes en périphérie de Marseille.
La première vague : la soude
Fabrication de la soude factice par réaction du sel de mer (NaCl) et l’acide sulfurique (H2 SO4) : fabriques de SAMENA, LES GOUDES, BAUMETTES.
La soude est utilisée en région marseillaise (saponification) ; elle représente des débouchés importants. Les fabriques construisent les premières installations de lutte contre la pollution : cheminées rampantes qui sont un véritable condensateur pour les vapeurs acides ; ce système est inconnu ailleurs. Pour ces cheminées, au départ verticales, l’industriel dédommageait les voisins pour les nuisances ; en les couchant au sol et transportant les fumées sur une seule propriété, le système d’indemnisation était simplifié.
La deuxième vague : le plomb
Vers 1850, le minerai de plomb est importé via le port de Marseille, les usines se localisent dans le même secteur que la soude, et les cheminées rampantes sont également utilisées : usines de l’ESCALETTE, LES GOUDES, LA MADRAGUE DE MONTREDO
Parallèlement, une diversification de l’industrie chimique s’opère, liée à l’importation de nouvelles bases pour la production d’oxydes divers, de soufre, d’acide tartriques ; les usines sont localisées aux GOUDES et à CALLELONGUE.
L’industrialisation de la fabrication de la chaux
Jusque là les fours étaient restés artisanaux ; sur le site de VAUFREGES sont implantés plusieurs fours industriels produisant de la chaux hydraulique. Cette production durera près de deux siècles, et elle donne naissance à la fin du XIX° siècle à ce qu’on appelle la production de chaux intégrée, c'est-à-dire, une production pour les besoins propres d’un process industriel autre que la chaux, par exemple : la soude caustique à SAMENA, l’acide tartrique à La MADRAGUE.
L’exploitation des carrières
Les roches calcaires du crétacé et les sables éoliens ont également été extraits du milieu naturel pour leurs qualités physiques.
On peut distinguer :
Pierre de taille de Cassis : exploitation du BESTOUAN et de la Pointe CACAO
Agrégats : sable sur l’île du RIOU, le Mont ROSE, agrégats au parc ADRIEN DE LA VIGNE…
Matériaux pour la chimie : Port MIOU (SOLVAY)
Les activités militaires
Le fortin de Morgiou (1614), utilisé ensuite par les anglais appelés par la contre-révolution royaliste de 1793.
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