Quand l'océan de sable écrase ses marées sur les flancs de mon corps délaissé au milieu
Une chaleur calme étale ses plis dorés et emporte mon âme doucement enveloppée vers des lieux inconnus où règne le désert
Quand les nuages s'évadent pour découvrir un ciel, aquarelle marine, sans une onde grossière
Des peuples de lunes ou de frêles étincelles bercent lentement mon âme, défaite de ses fers
L'enfant fils des dunes et des roches éclatées, mène son cerveau blanc et ses yeux dilatés, au creux des cendres rouges et des plaines brûlées, imprimant à jamais, au fond d'un crâne caveau
Image flamboyante, immense, foudroyante, une nappe de sable, vestige d'un cachot, où les morts s'entassent dans l'enfer d'un désert
Je suis l'enfant rêveur des déserts langoureux, sur mon crâne est gravé " la beauté est en sable " et les murs de la ville sont en roches friables
Je m'étends sur la lune, arène dans les yeux ...




