Border line
Mes lieux extrêmes, soit du point de vue des émotions, soit de celui de mon rayon d'action et parfois des deux ...
La liste « Border line » de Jacques Le Bris
Émirats arabes unis
ajouté le 26/12/2007
J'ai eu la chance d'exercer l'un de mes métiers dans le désert, un moyen de satisfaire ma curiosité...
Mes impressions :
- dès l'atterrissage en fin d'après midi, je me suis demandé pourquoi les autochtones voulaient absolument griller mes ailes... Il faisait encore pas loin de 50°C et j'ai eu l'impression que les réacteurs de l'avion étaient braqués sur moi.
- A peine les pattes posées, il fallu presque que je les lèvent accueilli que j'étais par des mitraillettes (conflit Israelo-palestinien obligeait)
- Au sortir de mon aire d'aterrissage, j'ai eu la surprise de voir la seule tache verte de l'époque dans ce désert qui était une maigre pelouse de quelques mètres carrés. Une armada d'une vingtaine de tondeuses, toutes parfaitement alignées. Il m'était facile de reconnaitre là une marque allemande et le talent des Allemands pour les affaires. Ces derniers sont d'ailleurs aujourd'hui encore les plus grands exportateurs de la planète...
- Découverte du monde anglo-saxon avec comme boissons le thé au lait (concentré) et le Coca-cola. Il faut dire qu'apès une journée de travail dans ces conditions et dans un monde sans alcool, boire un grand saladier de coca-cola avec des glaçons dans un salon climatisé, c'était le "Paradis sur terre".
- C'est là aussi où j'ai eu une pulsion de meurtre vis à vis d'un collègue qui m'avait conduit à voir la mort en face... Il n'avait pas voulu prendre de l'eau tant le voyage vers notre destination était court. Seulement voilà, voulant encore raccourcir ce voyage il était sorti de la piste et suite à mauvais réflexe au bord d'une dune, il nous avait conduit progressivement au fond d'un trou (tel celui d'une araignée) complètement ensablé. Evidemment je m'étais épuisé à tenter dans les premières minutes de nous sortir de là à coups non comptés de pelletés. Ensuite je me suis assis, et je perdais progressivement conscience, et l'espoir car personne pouvait nous retrouver là en dehors de toute piste et de toute logique. Ceci d'autant que le vent s'était levé et effaçait nos traces. Je m'étais progressivement résigné à attendre cette mort sans douleur. Combien d'aventuriers sont ainsi morts secs à proximité de leur but dans le désert ?
Quelques règles de vie dans le désert :
- avoir toujours sur soi un bidon d'eau si ce n'est pour la soif, c'est pour le moral et la sérénité
- garer le soir venu son véhicule parallèlement à la piste et dans le sens de votre voyage ainsi au petit matin vous retrouvez sans trop de mal la piste qui aurait disparue pendant la nuit du fait d'une tempête de sable.
- en cas de panne, ne jamais quitter son véhicule, c'est le seul moyen d'être découvert vivant par les équipes de secours parties à votre recherche. Ayant appliqué cette règle, c'est pourquoi je puis aujourd'hui, 33 ans après, vous le relater. Des collègues, ne nous voyant pas arrivés sur les lieux de notre destination, avaient rebroussé chemin jusqu'au point où ils nous avaient vu la dernière fois et ont imaginé le parcours catastrophe.
...
- J'y ai aussi apprécié la vie ou la renaissance, car dans cet espace écrasé par le soleil, il suffit d'une petite ondée pour que la vie reprenne le dessus, les couleurs intenses, l'ocre du sable mouillé, le vert intense des quelques buissons, le bleu profond du ciel.
- quel Bonheur que de passer une nuit sous les étoiles dans le désert, en prenant la précaution cependant d'être sur le toit du véhicule pour éviter les mauvaises rencontres avec les habitants, tels que les scorpions, les serpents et autres animaux de compagnie...
Une remarque personnelle : l'humanité que j'ai rencontrée dans le désert a complètement disparue ici en France où règne maintenant le futile et l'indifférence !
Mes impressions :
- dès l'atterrissage en fin d'après midi, je me suis demandé pourquoi les autochtones voulaient absolument griller mes ailes... Il faisait encore pas loin de 50°C et j'ai eu l'impression que les réacteurs de l'avion étaient braqués sur moi.
- A peine les pattes posées, il fallu presque que je les lèvent accueilli que j'étais par des mitraillettes (conflit Israelo-palestinien obligeait)
- Au sortir de mon aire d'aterrissage, j'ai eu la surprise de voir la seule tache verte de l'époque dans ce désert qui était une maigre pelouse de quelques mètres carrés. Une armada d'une vingtaine de tondeuses, toutes parfaitement alignées. Il m'était facile de reconnaitre là une marque allemande et le talent des Allemands pour les affaires. Ces derniers sont d'ailleurs aujourd'hui encore les plus grands exportateurs de la planète...
- Découverte du monde anglo-saxon avec comme boissons le thé au lait (concentré) et le Coca-cola. Il faut dire qu'apès une journée de travail dans ces conditions et dans un monde sans alcool, boire un grand saladier de coca-cola avec des glaçons dans un salon climatisé, c'était le "Paradis sur terre".
- C'est là aussi où j'ai eu une pulsion de meurtre vis à vis d'un collègue qui m'avait conduit à voir la mort en face... Il n'avait pas voulu prendre de l'eau tant le voyage vers notre destination était court. Seulement voilà, voulant encore raccourcir ce voyage il était sorti de la piste et suite à mauvais réflexe au bord d'une dune, il nous avait conduit progressivement au fond d'un trou (tel celui d'une araignée) complètement ensablé. Evidemment je m'étais épuisé à tenter dans les premières minutes de nous sortir de là à coups non comptés de pelletés. Ensuite je me suis assis, et je perdais progressivement conscience, et l'espoir car personne pouvait nous retrouver là en dehors de toute piste et de toute logique. Ceci d'autant que le vent s'était levé et effaçait nos traces. Je m'étais progressivement résigné à attendre cette mort sans douleur. Combien d'aventuriers sont ainsi morts secs à proximité de leur but dans le désert ?
Quelques règles de vie dans le désert :
- avoir toujours sur soi un bidon d'eau si ce n'est pour la soif, c'est pour le moral et la sérénité
- garer le soir venu son véhicule parallèlement à la piste et dans le sens de votre voyage ainsi au petit matin vous retrouvez sans trop de mal la piste qui aurait disparue pendant la nuit du fait d'une tempête de sable.
- en cas de panne, ne jamais quitter son véhicule, c'est le seul moyen d'être découvert vivant par les équipes de secours parties à votre recherche. Ayant appliqué cette règle, c'est pourquoi je puis aujourd'hui, 33 ans après, vous le relater. Des collègues, ne nous voyant pas arrivés sur les lieux de notre destination, avaient rebroussé chemin jusqu'au point où ils nous avaient vu la dernière fois et ont imaginé le parcours catastrophe.
...
- J'y ai aussi apprécié la vie ou la renaissance, car dans cet espace écrasé par le soleil, il suffit d'une petite ondée pour que la vie reprenne le dessus, les couleurs intenses, l'ocre du sable mouillé, le vert intense des quelques buissons, le bleu profond du ciel.
- quel Bonheur que de passer une nuit sous les étoiles dans le désert, en prenant la précaution cependant d'être sur le toit du véhicule pour éviter les mauvaises rencontres avec les habitants, tels que les scorpions, les serpents et autres animaux de compagnie...
Une remarque personnelle : l'humanité que j'ai rencontrée dans le désert a complètement disparue ici en France où règne maintenant le futile et l'indifférence !
Venezuela
Lagune de Sinamaïca (Voir sur la carte)
Sinamaica, Venezuela(voir les coordonnées GPS)N 11°5'8'', W 71°52'26''
ajouté le 26/12/2007
S'il y a une zone à visiter au Venezuela c'est bien celle-ci !
Les explorateurs en découvrant ces cités lacustres ont tout de suite pensé à Venise et ont donc progressivement appelé cette région la petite Venise. D'où le nom donné à ces Etats-Unis d'Amérique du Sud, le Venezuela.
Les touristes ne manqueront pas d'apporter leurs appareils photos avec beaucoup de pellicules ou de mémoires, car comme à Venise, chaque coin et recoin est une merveille pour les yeux.
Ils repartiront avec des échantillons de l'art local : les tapisseries multicolores fabriquées par les indiens Guajiros, en fibres synthétiques progrès oblige !
Les explorateurs en découvrant ces cités lacustres ont tout de suite pensé à Venise et ont donc progressivement appelé cette région la petite Venise. D'où le nom donné à ces Etats-Unis d'Amérique du Sud, le Venezuela.
Les touristes ne manqueront pas d'apporter leurs appareils photos avec beaucoup de pellicules ou de mémoires, car comme à Venise, chaque coin et recoin est une merveille pour les yeux.
Ils repartiront avec des échantillons de l'art local : les tapisseries multicolores fabriquées par les indiens Guajiros, en fibres synthétiques progrès oblige !




