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Liste de lieux n°1

La liste « Liste de lieux n°1 » de ptitdauphin33
France
Ile aux oiseaux (Voir sur la carte)
Arcachon, France(voir les coordonnées GPS)N 44°41'49'', W 1°10'37''
ajouté le 10/11/2007
L’île aux oiseaux est située dans le Bassin d’Arcachon, sur le territoire de la Commune de la Teste de Buch.

On différencie deux statuts juridiques différents dans l’île : le domaine public maritime sur le territoire inondé par les marées et partiellement sur des secteurs non inondé et le domaine privé, entièrement situé en secteur non inondé.

Chaque jour, soumise au jeu des marées, elle offre une palette de paysages contrastés : paysage inondé, paysage de landes, paysage humide, paysage sec...

Statuts de protection du site
L’île aux oiseaux est un site naturel protégé au titre de :

La loi littoral du 03 janvier 1986
L’arrêté ministériel du 01 juin 1943 qui place l’île en site inscrit
Le classement en Espaces Naturels Sensibles par arrêté préfectoral. Depuis le site est en zone de préemption au titre des espaces naturels sensibles
Une procédure de classement de l’île est en cours

Plusieurs inventaires confirment la richesse du site :

Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
Zone de protection spéciale dans le cadre de la directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages
Zone Natura 2000
Zone d’importance pour la Conservation des oiseaux (ZICO)

Règlementation sur le Domaine Public Maritime de l’île aux oiseaux
Sont interdits :

les constructions nouvelles
le camping
le bivouac
les feux
les dépôts de déchets
la circulation des engins à moteur sur la partie terrestre
les compétitions sportives
la visite des lieux par des groupes


Approche environnementale
L’île aux oiseaux regroupe un ensemble de milieux qui, pour la plupart, sont soumis aux mouvements des marées. Les variations de la durée et la fréquence des submersions influencent la répartition des espèces animales et végétales. Ce type de milieu est appelé marais maritime ; il comprend cinq zones de formations végétales.

1/ La slikke : Il s’agit de la zone inondée à toutes les marées hautes, ce sont les zones de vasière auxquelles les crassats sont assimilés. Sa morphologie montre un réseau hiérarchisé d’esteys qui drainent les vasières à marée basse. La slikke autour de l’île présente une couverture végétale importante composée de Zostères. (Zostera Noltii). Il s’agit du plus vaste herbier d’Europe.

La slikke renferme une macrofaune d’invertébrés (vers, mollusques, crustacés) très abondante servant de nourriture aux poissons à marée haute et aux oiseaux à marée basse.

2/ La haute slikke : Zone de transition intercalée topographiquement entre la slikke et le schorre, marquée en général par une microfalaise argileuse. C’est une zone étroite où cohabitent des espèces d’origine marine (mollusques et crustacés) et d’origine terrestre (insectes) particulièrement intéressantes et bien adaptées à des niveaux où les fréquences d’émersion sont importantes.

3/ Le Schorre : Cette zone n’est recouverte que lors des marées de vives eaux. Elle est peuplée d’une couverture végétale dense d’espèces halophiles telles que : la puccinellia maritime, le limonium, l’obione et le plantain maritime. Les schorres de l’île abritent des peuplements d’insectes très riches souvent liés aux halophytes. En période de mortes eaux, de nombreux insectes et des vertébrés de la zone terrestre colonisent le pré salé pour s’y nourrir. Le schorre protège les rivages contre l’érosion, capture des particules, a un pouvoir épurateur, est un abri et une zone de nourrissage pour la faune et un reposoir pour les oiseaux. Le schorre de l’île aux oiseaux est reconnu parmi les plus riches du littoral de la manche et de la côte Atlantique française pour ses plantes halophiles.

4/ La zone parhalienne : Il s’agit de la zone de transition entre le marais maritime et les formations continentales. C’est un talus végétalisé inondé très rarement mais sous l’influence permanente des embruns. L’île est caractérisée par un passage continu entre les formations halophiles et les formations terrestres, ce qui est devenu très rare autour du Bassin et constitue l’un des intérêts écologiques majeurs de ce site. Les essences les plus répandues sont : le tamaris, la soude arbustive, l’atriplex et le baccharis.

5/ La zone adlittorale : Les formations continentales occupent des superficies plus restreintes sur l’île : des formations buissonnantes (baccharis) et une pinède s’étendent sur quelques hectares sur la frange Ouest de l’île toujours exondée et hors d’atteinte des hautes mers.

Représentation des habitats

Cartographie des habitats


La faune et la flore de l’île aux oiseaux


MISE EN GARDE
Certaines espèces végétales dites envahissantes se développent très rapidement et remplacent la flore traditionnelle. Les espèces originellement présentes disparaissent, supplantées par le Baccharis et l’ailante. C’est donc toute la diversité écologique qui peu à peu décroît.

Les espèces fréquentes sur l’île sont :

Le baccharis (Baccharis halimifolia)


L’ailante ou faux vernis du Japon (Ailanthus glutinosa)


Il ne faut donc ni transporter, ni replanter ces espèces sur l’île aux oiseaux !!!


Les activités humaines

Cartographie des activités


La gestion de l’île aux oiseaux
Conformément à l’article L322-9 du Code de l’Environnement, le Conservatoire a confié à la commune de la Teste de Buch la gestion des terrains du domaine public maritime du site de l’Ile aux oiseaux d’une surface de 219 ha qui lui ont été attribués par l’Etat en 2004 pour une durée de 30 ans.

Conformément à l’article L 322-1 du Code de l’Environnement, la gestion du site de l’île aux oiseaux a pour objectifs « la sauvegarde de l’espace littoral ainsi que le respect des sites naturels et de l’équilibre écologique ».

Un plan de gestion de l’île aux oiseaux est en cours d’élaboration. Celui-ci proposera des opérations à réaliser définies en fonction d’objectifs précis fixés préalablement en concertation avec les partenaires locaux dans le but de conserver, voire d’accroître la valeur patrimoniale du site.

Il reposera sur les objectifs suivants :

Maintenir la qualité actuelle du patrimoine naturel sur le site
Améliorer l’intérêt écologique des milieux présents en veillant à préserver leurs spécificités
Restaurer et préserver la qualité des paysages
Maintenir un accès libre du public sans aménagement touristique spécifique
Assurer le respect de la règlementation et de l’entretien du site
Définir une gestion cohérente et concertée sur l’ensemble du site
Conclure une convention avec le propriétaire privé contenant un cahier des charges approuvé par les deux parties

Les cabanes de l’île aux oiseaux
L’île abrite près d’une cinquantaine d’anciennes cabanes ostréicoles utilisées aujourd’hui à des fins exclusivement ludiques.

Celles-ci sont regroupées en quartiers :

Le quartier du Port de l’île (Nord)
Le quartier du Saous (Sud Ouest)
Le quartier d’Afrique (Ouest)
Le quartier du Truc Vert (Centre)
Le quartier de l’Ilot (Ouest)
Les cabanes tchanquées (Sud Est)

42 de ces cabanes sont sur le Domaine Public Maritime et sont gérées par la Mairie de la Teste de Buch.


L’attribution des cabanes du Domaine Public Maritime
Chaque cabane fait l’objet d’une convention d’occupation entre un titulaire désigné et le Conservatoire du Littoral pour une durée de 7 ans. Celle-ci est personnelle, non transmissible et assujettie d’une redevance annuelle dont le montant est fixé par l’Etat.

L’attribution d’un titre d’occupation pour une cabane a lieu soit lorsqu’un titulaire renonce à l’occuper, décède, fait l’objet d’un retrait ou d’un non renouvellement de son autorisation.

Dans tous ces cas la mairie de la Teste de Buch, gestionnaire, procède à la publicité de la vacance par affichage en mairie. Les candidatures doivent être adressées par lettre recommandée avec accusé de réception au Conservatoire du Littoral.

Chaque candidat doit proposer et s’engager sur un programme détaillé pour l’usage et la gestion patrimoniale de la cabane sollicitée, sa restauration ou son amélioration si nécessaire.

Les candidatures sont étudiées en commission consultative d’attribution qui donne alors un avis motivé en fonction des programmes présentés et le transmet au Conservatoire du Littoral.

L’occupation des cabanes sur le Domaine Public Maritime
L’attribution d’une cabane engage le titulaire de l’autorisation d’occupation temporaire à :

L’occuper personnellement
Ne pas y résider en permanence
Ne pas y exercer d’activité commerciale
Répondre aux exigences prescrites notamment dans le cahier des charges spécifique à la cabane occupée et assurer l’entretien de celle-ci dans le respect de sa qualité architecturale
Respecter les règles de gestion du Domaine Public Maritime
Respecter les règles de protection de l’île aux oiseaux inscrites au Plan de Gestion de l’île
Acquitter les redevances domaniales et toutes charges afférentes à la cabane
Contracter toutes les assurances nécessaires

Statuts de protection du site
L’île aux oiseaux est un site naturel protégé au titre de :

La loi littoral du 03 janvier 1986
L’arrêté ministériel du 01 juin 1943 qui place l’île en site inscrit
Le classement en Espaces Naturels Sensibles par arrêté préfectoral. Depuis le site est en zone de préemption au titre des espaces naturels sensibles
Une procédure de classement de l’île est en cours

Plusieurs inventaires confirment la richesse du site :

Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
Zone de protection spéciale dans le cadre de la directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages
Zone Natura 2000
Zone d’importance pour la Conservation des oiseaux (ZICO)

Règlementation sur le Domaine Public Maritime de l’île aux oiseaux
Sont interdits :

les constructions nouvelles
le camping
le bivouac
les feux
les dépôts de déchets
la circulation des engins à moteur sur la partie terrestre
les compétitions sportives
la visite des lieux par des groupes


Approche environnementale
L’île aux oiseaux regroupe un ensemble de milieux qui, pour la plupart, sont soumis aux mouvements des marées. Les variations de la durée et la fréquence des submersions influencent la répartition des espèces animales et végétales. Ce type de milieu est appelé marais maritime ; il comprend cinq zones de formations végétales.

1/ La slikke : Il s’agit de la zone inondée à toutes les marées hautes, ce sont les zones de vasière auxquelles les crassats sont assimilés. Sa morphologie montre un réseau hiérarchisé d’esteys qui drainent les vasières à marée basse. La slikke autour de l’île présente une couverture végétale importante composée de Zostères. (Zostera Noltii). Il s’agit du plus vaste herbier d’Europe.

La slikke renferme une macrofaune d’invertébrés (vers, mollusques, crustacés) très abondante servant de nourriture aux poissons à marée haute et aux oiseaux à marée basse.

2/ La haute slikke : Zone de transition intercalée topographiquement entre la slikke et le schorre, marquée en général par une microfalaise argileuse. C’est une zone étroite où cohabitent des espèces d’origine marine (mollusques et crustacés) et d’origine terrestre (insectes) particulièrement intéressantes et bien adaptées à des niveaux où les fréquences d’émersion sont importantes.

3/ Le Schorre : Cette zone n’est recouverte que lors des marées de vives eaux. Elle est peuplée d’une couverture végétale dense d’espèces halophiles telles que : la puccinellia maritime, le limonium, l’obione et le plantain maritime. Les schorres de l’île abritent des peuplements d’insectes très riches souvent liés aux halophytes. En période de mortes eaux, de nombreux insectes et des vertébrés de la zone terrestre colonisent le pré salé pour s’y nourrir. Le schorre protège les rivages contre l’érosion, capture des particules, a un pouvoir épurateur, est un abri et une zone de nourrissage pour la faune et un reposoir pour les oiseaux. Le schorre de l’île aux oiseaux est reconnu parmi les plus riches du littoral de la manche et de la côte Atlantique française pour ses plantes halophiles.

4/ La zone parhalienne : Il s’agit de la zone de transition entre le marais maritime et les formations continentales. C’est un talus végétalisé inondé très rarement mais sous l’influence permanente des embruns. L’île est caractérisée par un passage continu entre les formations halophiles et les formations terrestres, ce qui est devenu très rare autour du Bassin et constitue l’un des intérêts écologiques majeurs de ce site. Les essences les plus répandues sont : le tamaris, la soude arbustive, l’atriplex et le baccharis.

5/ La zone adlittorale : Les formations continentales occupent des superficies plus restreintes sur l’île : des formations buissonnantes (baccharis) et une pinède s’étendent sur quelques hectares sur la frange Ouest de l’île toujours exondée et hors d’atteinte des hautes mers.

Représentation des habitats

Cartographie des habitats


La faune et la flore de l’île aux oiseaux


MISE EN GARDE
Certaines espèces végétales dites envahissantes se développent très rapidement et remplacent la flore traditionnelle. Les espèces originellement présentes disparaissent, supplantées par le Baccharis et l’ailante. C’est donc toute la diversité écologique qui peu à peu décroît.

Les espèces fréquentes sur l’île sont :

Le baccharis (Baccharis halimifolia)


L’ailante ou faux vernis du Japon (Ailanthus glutinosa)


Il ne faut donc ni transporter, ni replanter ces espèces sur l’île aux oiseaux !!!


Les activités humaines

Cartographie des activités


La gestion de l’île aux oiseaux
Conformément à l’article L322-9 du Code de l’Environnement, le Conservatoire a confié à la commune de la Teste de Buch la gestion des terrains du domaine public maritime du site de l’Ile aux oiseaux d’une surface de 219 ha qui lui ont été attribués par l’Etat en 2004 pour une durée de 30 ans.

Conformément à l’article L 322-1 du Code de l’Environnement, la gestion du site de l’île aux oiseaux a pour objectifs « la sauvegarde de l’espace littoral ainsi que le respect des sites naturels et de l’équilibre écologique ».

Un plan de gestion de l’île aux oiseaux est en cours d’élaboration. Celui-ci proposera des opérations à réaliser définies en fonction d’objectifs précis fixés préalablement en concertation avec les partenaires locaux dans le but de conserver, voire d’accroître la valeur patrimoniale du site.

Il reposera sur les objectifs suivants :

Maintenir la qualité actuelle du patrimoine naturel sur le site
Améliorer l’intérêt écologique des milieux présents en veillant à préserver leurs spécificités
Restaurer et préserver la qualité des paysages
Maintenir un accès libre du public sans aménagement touristique spécifique
Assurer le respect de la règlementation et de l’entretien du site
Définir une gestion cohérente et concertée sur l’ensemble du site
Conclure une convention avec le propriétaire privé contenant un cahier des charges approuvé par les deux parties

Les cabanes de l’île aux oiseaux
L’île abrite près d’une cinquantaine d’anciennes cabanes ostréicoles utilisées aujourd’hui à des fins exclusivement ludiques.

Celles-ci sont regroupées en quartiers :

Le quartier du Port de l’île (Nord)
Le quartier du Saous (Sud Ouest)
Le quartier d’Afrique (Ouest)
Le quartier du Truc Vert (Centre)
Le quartier de l’Ilot (Ouest)
Les cabanes tchanquées (Sud Est)

42 de ces cabanes sont sur le Domaine Public Maritime et sont gérées par la Mairie de la Teste de Buch.


L’attribution des cabanes du Domaine Public Maritime
Chaque cabane fait l’objet d’une convention d’occupation entre un titulaire désigné et le Conservatoire du Littoral pour une durée de 7 ans. Celle-ci est personnelle, non transmissible et assujettie d’une redevance annuelle dont le montant est fixé par l’Etat.

L’attribution d’un titre d’occupation pour une cabane a lieu soit lorsqu’un titulaire renonce à l’occuper, décède, fait l’objet d’un retrait ou d’un non renouvellement de son autorisation.

Dans tous ces cas la mairie de la Teste de Buch, gestionnaire, procède à la publicité de la vacance par affichage en mairie. Les candidatures doivent être adressées par lettre recommandée avec accusé de réception au Conservatoire du Littoral.

Chaque candidat doit proposer et s’engager sur un programme détaillé pour l’usage et la gestion patrimoniale de la cabane sollicitée, sa restauration ou son amélioration si nécessaire.

Les candidatures sont étudiées en commission consultative d’attribution qui donne alors un avis motivé en fonction des programmes présentés et le transmet au Conservatoire du Littoral.

L’occupation des cabanes sur le Domaine Public Maritime
L’attribution d’une cabane engage le titulaire de l’autorisation d’occupation temporaire à :

L’occuper personnellement
Ne pas y résider en permanence
Ne pas y exercer d’activité commerciale
Répondre aux exigences prescrites notamment dans le cahier des charges spécifique à la cabane occupée et assurer l’entretien de celle-ci dans le respect de sa qualité architecturale
Respecter les règles de gestion du Domaine Public Maritime
Respecter les règles de protection de l’île aux oiseaux inscrites au Plan de Gestion de l’île
Acquitter les redevances domaniales et toutes charges afférentes à la cabane
Contracter toutes les assurances nécessaires
Statuts de protection du site
L’île aux oiseaux est un site naturel protégé au titre de :

La loi littoral du 03 janvier 1986
L’arrêté ministériel du 01 juin 1943 qui place l’île en site inscrit
Le classement en Espaces Naturels Sensibles par arrêté préfectoral. Depuis le site est en zone de préemption au titre des espaces naturels sensibles
Une procédure de classement de l’île est en cours

Plusieurs inventaires confirment la richesse du site :

Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
Zone de protection spéciale dans le cadre de la directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages
Zone Natura 2000
Zone d’importance pour la Conservation des oiseaux (ZICO)

Règlementation sur le Domaine Public Maritime de l’île aux oiseaux
Sont interdits :

les constructions nouvelles
le camping
le bivouac
les feux
les dépôts de déchets
la circulation des engins à moteur sur la partie terrestre
les compétitions sportives
la visite des lieux par des groupes

Approche environnementale
L’île aux oiseaux regroupe un ensemble de milieux qui, pour la plupart, sont soumis aux mouvements des marées. Les variations de la durée et la fréquence des submersions influencent la répartition des espèces animales et végétales. Ce type de milieu est appelé marais maritime ; il comprend cinq zones de formations végétales.

1/ La slikke : Il s’agit de la zone inondée à toutes les marées hautes, ce sont les zones de vasière auxquelles les crassats sont assimilés. Sa morphologie montre un réseau hiérarchisé d’esteys qui drainent les vasières à marée basse. La slikke autour de l’île présente une couverture végétale importante composée de Zostères. (Zostera Noltii). Il s’agit du plus vaste herbier d’Europe.

La slikke renferme une macrofaune d’invertébrés (vers, mollusques, crustacés) très abondante servant de nourriture aux poissons à marée haute et aux oiseaux à marée basse.

2/ La haute slikke : Zone de transition intercalée topographiquement entre la slikke et le schorre, marquée en général par une microfalaise argileuse. C’est une zone étroite où cohabitent des espèces d’origine marine (mollusques et crustacés) et d’origine terrestre (insectes) particulièrement intéressantes et bien adaptées à des niveaux où les fréquences d’émersion sont importantes.

3/ Le Schorre : Cette zone n’est recouverte que lors des marées de vives eaux. Elle est peuplée d’une couverture végétale dense d’espèces halophiles telles que : la puccinellia maritime, le limonium, l’obione et le plantain maritime. Les schorres de l’île abritent des peuplements d’insectes très riches souvent liés aux halophytes. En période de mortes eaux, de nombreux insectes et des vertébrés de la zone terrestre colonisent le pré salé pour s’y nourrir. Le schorre protège les rivages contre l’érosion, capture des particules, a un pouvoir épurateur, est un abri et une zone de nourrissage pour la faune et un reposoir pour les oiseaux. Le schorre de l’île aux oiseaux est reconnu parmi les plus riches du littoral de la manche et de la côte Atlantique française pour ses plantes halophiles.

4/ La zone parhalienne : Il s’agit de la zone de transition entre le marais maritime et les formations continentales. C’est un talus végétalisé inondé très rarement mais sous l’influence permanente des embruns. L’île est caractérisée par un passage continu entre les formations halophiles et les formations terrestres, ce qui est devenu très rare autour du Bassin et constitue l’un des intérêts écologiques majeurs de ce site. Les essences les plus répandues sont : le tamaris, la soude arbustive, l’atriplex et le baccharis.

5/ La zone adlittorale : Les formations continentales occupent des superficies plus restreintes sur l’île : des formations buissonnantes (baccharis) et une pinède s’étendent sur quelques hectares sur la frange Ouest de l’île toujours exondée et hors d’atteinte des hautes mers.

La gestion de l’île aux oiseaux
Conformément à l’article L322-9 du Code de l’Environnement, le Conservatoire a confié à la commune de la Teste de Buch la gestion des terrains du domaine public maritime du site de l’Ile aux oiseaux d’une surface de 219 ha qui lui ont été attribués par l’Etat en 2004 pour une durée de 30 ans.

Conformément à l’article L 322-1 du Code de l’Environnement, la gestion du site de l’île aux oiseaux a pour objectifs « la sauvegarde de l’espace littoral ainsi que le respect des sites naturels et de l’équilibre écologique ».

Un plan de gestion de l’île aux oiseaux est en cours d’élaboration. Celui-ci proposera des opérations à réaliser définies en fonction d’objectifs précis fixés préalablement en concertation avec les partenaires locaux dans le but de conserver, voire d’accroître la valeur patrimoniale du site.

Il reposera sur les objectifs suivants :

Maintenir la qualité actuelle du patrimoine naturel sur le site
Améliorer l’intérêt écologique des milieux présents en veillant à préserver leurs spécificités
Restaurer et préserver la qualité des paysages
Maintenir un accès libre du public sans aménagement touristique spécifique
Assurer le respect de la règlementation et de l’entretien du site
Définir une gestion cohérente et concertée sur l’ensemble du site
Conclure une convention avec le propriétaire privé contenant un cahier des charges approuvé par les deux parties

Les cabanes de l’île aux oiseaux
L’île abrite près d’une cinquantaine d’anciennes cabanes ostréicoles utilisées aujourd’hui à des fins exclusivement ludiques.

Celles-ci sont regroupées en quartiers :

Le quartier du Port de l’île (Nord)
Le quartier du Saous (Sud Ouest)
Le quartier d’Afrique (Ouest)
Le quartier du Truc Vert (Centre)
Le quartier de l’Ilot (Ouest)
Les cabanes tchanquées (Sud Est)

42 de ces cabanes sont sur le Domaine Public Maritime et sont gérées par la Mairie de la Teste de Buch.

L’attribution des cabanes du Domaine Public Maritime
Chaque cabane fait l’objet d’une convention d’occupation entre un titulaire désigné et le Conservatoire du Littoral pour une durée de 7 ans. Celle-ci est personnelle, non transmissible et assujettie d’une redevance annuelle dont le montant est fixé par l’Etat.

L’attribution d’un titre d’occupation pour une cabane a lieu soit lorsqu’un titulaire renonce à l’occuper, décède, fait l’objet d’un retrait ou d’un non renouvellement de son autorisation.

Dans tous ces cas la mairie de la Teste de Buch, gestionnaire, procède à la publicité de la vacance par affichage en mairie. Les candidatures doivent être adressées par lettre recommandée avec accusé de réception au Conservatoire du Littoral.

Chaque candidat doit proposer et s’engager sur un programme détaillé pour l’usage et la gestion patrimoniale de la cabane sollicitée, sa restauration ou son amélioration si nécessaire.

Les candidatures sont étudiées en commission consultative d’attribution qui donne alors un avis motivé en fonction des programmes présentés et le transmet au Conservatoire du Littoral.

L’occupation des cabanes sur le Domaine Public Maritime
L’attribution d’une cabane engage le titulaire de l’autorisation d’occupation temporaire à :

L’occuper personnellement
Ne pas y résider en permanence
Ne pas y exercer d’activité commerciale
Répondre aux exigences prescrites notamment dans le cahier des charges spécifique à la cabane occupée et assurer l’entretien de celle-ci dans le respect de sa qualité architecturale
Respecter les règles de gestion du Domaine Public Maritime
Respecter les règles de protection de l’île aux oiseaux inscrites au Plan de Gestion de l’île
Acquitter les redevances domaniales et toutes charges afférentes à la cabane
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France
Mon p'tit chez moi (Voir sur la carte)
La Teste, 47550 Boé, France(voir les coordonnées GPS)N 44°37'58'', W 1°8'49''
ajouté le 10/11/2007
Bé oui, c'est ici que j'habite !! lol
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Le banc d'Arguin (Voir sur la carte)
(voir les coordonnées GPS)N 44°35'1'', W 1°14'29''
ajouté le 10/11/2007
Une bande de sable devenue réserve naturelle.
"Un superbe terrain de jeux pour le sable, l'eau et le vent..."
Situé à l'entrée du Bassin d'Arcachon, entre la Dune du Pilat et la Pointe du Cap Ferret, le Banc d'Arguin constitue le plus vaste banc de sable du littoral girondin. Bien que ses contours se modifient sans cesse en raison des marées, son étendue à marée basse est d'environ 4 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Très apprécié des plaisanciers et des ostréiculteurs, qui y ont installé de nombreux parcs à huîtres, le Banc d'Arguin sert également d'aire de repos à de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs. Il abrite ainsi chaque année au printemps la plus importante colonie de sternes Caugeks d'Europe (hirondelles de mer).

Le Banc d'Arguin est classé réserve naturelle depuis 1972.


-- Recommandations --

Bien que le Banc d'Arguin constitue une destination de choix pour de nombreux plaisanciers, la proximité immédiate des passes rend son approche souvent difficile et parfois même dangereuse. La plus grande prudence est donc ici de rigueur.

Signalons enfin que la présence d'animaux domestiques est normalement interdite sur l'ensemble du Banc d'Arguin.
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France
Parc Ornithologique (Voir sur la carte)
Rue du Port, 33470 Le Teich, France(voir les coordonnées GPS)N 44°38'17'', W 1°1'15''
ajouté le 10/11/2007
Le Parc Ornithologique du Teich est un espace naturel préservé, aménagé pour accueillir les oiseaux sauvages, et favoriser leur observation par le public. 120 hectares, de forêts, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu'aux rivages maritimes du bassin d'Arcachon. Cette diversité d'habitats induit la présence d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux, qui utilisent les lieux de manière permanente (oiseaux sédentaires) ou temporaire (migrateurs).
260 espèces peuvent être contactées, dont 80 nichent sur place. La conservation de certaines espèces rares a valu au Parc Ornithologique d'être reconnu d'importance Internationale.
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Photos associées :

une cigogne
France
Mon boulot (Voir sur la carte)
Biscarrosse, France(voir les coordonnées GPS)N 44°25'57'', W 1°14'17''
ajouté le 10/11/2007
Bé oui, c'est ici que je bosse !! lol
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Site de plongée (Voir sur la carte)
(voir les coordonnées GPS)N 26°6'23'', E 34°16'47''
ajouté le 10/11/2007
El Quseir

A 140 kilomètres au sud d’Hurghada, El Quseir est un petit port sur la Mer Rouge situé sur une anse. De là partait autrefois, avant le canal de Suez et le chemin de fer, le blé de la Haute Egypte. Un petit fort bâti par le Sultan Sélim domine la ville. A une trentaine de kilomètres au Sud, se trouve le Mangrove Bay Resort et l’Utopia Beach, 2 excellents points de départ pour découvrir des sites facilement accessibles et très bien préservés.
La plongée
Les récifs de Quseir ont la particularité d’être proches de la côte et peuvent donc être plongés du bord. Ils constituent une véritable réserve de poissons multicolores et de tombants abrupts. Les principaux sites se trouvent dans un rayon de 20 km au sud des 2 hôtels et sont atteints en bateau ou en 4x4 (ou "Truck", un camion aménagé pour les plongeurs) pour les plongées du bord. Si vous voulez plonger sur des sites peu fréquentés, El Quseir vous attend avec sa multitude de poissons anges, papillons, cochets et sa foule d’anthias. Avec un peu de chance, vous pourrez voir un dugong paresser mollement ou encore des bancs de dauphins, fréquents dans cette zone.

climat : sec et chaud, venté en hiver.

formalités : passeport valide de plus de 6 mois, et visa qui peut être obtenu à l’arrivée en Egypte 20 $ US.

vaccins : aucun.

heure : +1 heure.

langue : arabe, anglais et français.

monnaie : livre - 1 EGP = env 0,26 €.

électricité : 220 V, prises européennes.

caisson : Sharm el Sheikh, Hurghada, Dahab.
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Polynésie française
Mes plus belles vacances (Voir sur la carte)
Polynésie française(voir les coordonnées GPS)S 17°40'47'', W 149°24'25''
ajouté le 10/11/2007
La Polynésie française est un ensemble de 5 archipels français, situé dans le sud de l'Océan Pacifique, environ 6 000 km à l’est de l’Australie. Elle comprend l'Archipel de la Société avec les îles du Vent, les îles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents Son code postal commence par 987.

Histoire
Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

Article détaillé : Peuplement de l'Océanie.
C’est un ensemble d’îles polynésiennes qui furent annexées et colonisées par la France durant le XIXe siècle. Elle eut pour nom jusqu’en 1958 celui des « Établissements français de l’Océanie ».


Statut
La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer, actuellement régie par la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. Elle bénéficie d'une large autonomie politique.

Néanmoins il ne s’agit pas d’une libre association d’États comme peuvent l’être les anciennes dépendances néo-zélandaises. En tant que collectivité d’outre-mer française, l'administration des fonctions régaliennes (défense, police, justice, trésor) est assurée par l'Etat représenté sur le territoire par un Haut-Commissariat de La République. La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant dans la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en reo maohi avec une traduction française. D'ailleurs l’enseignement des langues natives polynésiennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisée dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.
Sur le plan éducatif, l'archipel est administré par un vice-rectorat mais de nombreuses compétences ont été transférées au ministère de l'éducation polynésien et ses deux grands services la D.E.P. (Division des enseignements primaires) et la D.E.S. (Division des enseignements secondaires).
La Polynésie Française est composée de 5 subdivisions administratives (listées ici du Nord-Est au Sud-Ouest) :

La subdivision des îles Marquises au Nord-Est de la Polynésie Française (les plus proches au Sud d’Hawaii et à l’Est de Kiribati), composée de deux groupes d’îles distincts :
le groupe Nord, autour de l’île de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplée des Marquises, et la troisième plus grande île de la Polynésie Française après Tahiti, qui est le siège de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’île de Ua Pou ;
le groupe Sud, autour de l’île de Hiva Oa.
La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composée en fait de deux archipels :
l’archipel des Tuamotu, aussi appelé Paumotu ou îles Dangereuses, aux 84 îles, récifs et atolls de faible profondeur s’étendant du Nord-Ouest (près de Kiribati) au centre et à l’Est de la Polynésie française. L’archipel, immense et faiblement peuplé, se compose de plusieurs groupes d’atolls (certains presque totalement immergés en faible profondeur) et îlots :
les îles du Roi Georges au Nord-Ouest des Tuamotu (dont les atolls de Ahe, Manihi, Takaroa, Takapoto),
les îles Palliser au Sud des précédentes, composées de larges atolls (dont l’atoll de Rangiroa, l’île principale des Tuamotu, le plus grand atoll de Polynésie et le second plus grand au monde, où est également produit le Vin de Tahiti, et les atolls de Mataiva, Tikehau, Arutua, Apataki, Kaukura, Toau, Aratika, Kauehi),
les îles Raéffsky, au centre des Tuamotu (dont l’atoll de Fakarava, le second plus grand atoll de Polynésie française, les atolls voisins de Raraka, Faaite, Tahanea, Motutunga, Katiu, Makemo, Marutea Nord, Raroia, Takume, et l’île d’Anaa plus au Sud),
les îles du Désappointement, au Nord-Est des Tuamotu (dont les petits atolls de Tepoto, Napuka, et Puka-Puka),
un groupe d’atolls et d’îlots épars au centre des Tuamotu (dont les atolls de Marokau-Ravahere, Hao, Amanu, et l’île de Vahitahi et ses voisines), et plus au Nord-Est un chapelet d’îles (Fangatau, Fakahina, Tatakoto, Pukarua, Reao, ces dernières étant parfois comptées parmi les îles du Désappointement),
les îles du Duc de Gloucester, de petite taille et quasiment inhabitées, au Sud-Sud-Ouest des Tuamotu (dont l’île d’Hereheretue), administrées depuis Hao.
un groupe d’îlots et d’atolls au Sud-Est des Tuamotu (dont les atolls de Moruroa et Fangataufa en cours de rétrocession par l’État français à l’administration civile polynésienne, ainsi que les atolls de Marutea Sud et les îles du groupe Actéon), administrés depuis les îles Gambiers ;
les îles Gambier au Sud-Est (les plus proches des îles Pitcairn britanniques), dont la plus grande île est Mangareva (qui est le siège de la commune de Rikitea, le chef-lieu des Tuamotu-Gambier), les trois autres grandes îles étant Aukena, Akamaru et Taravai, toutes cernées par le même récif corallien d’où émergent une dizaine d’îlots.
L’archipel de la Société, à l’Ouest de la Polynésie française, est le plus peuplé et divisé administrativement en deux :
La subdivision des îles Sous-le-Vent, la partie Ouest-Nord-Ouest de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
Bora-Bora et Maupiti au Nord, les plus proches des îles Cook ;
Huahine, aussi appelée « l’île aux femmes » ;
Raiatea, la plus grande des ces îles, sur laquelle se trouve le chef lieu (la commune de Uturoa) ;
Tahaa, située dans le même lagon que Raiatea ;
les atolls Motu One, Maupihaa, Manuae et Tupai.
La subdivision des îles du Vent, la partie Est-Sud-Est de l’archipel, dont les îles les plus connues sont :
Tahiti, la plus grande île et la plus peuplée de toute la Polynésie française, formée par deux volcans reliés par l'isthme de Taravao. Le Mont Orohena culmine sur la partie Nord-Ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti », qui est le siège de la commune de Papeete, chef-lieu des îles du Vent et capitale de la Polynésie française (la partie Sud-Est de l’île est Tahiti Iti, « la petite Tahiti ») ;
l’île proche de Moorea, aussi appelée « l’île sœur », formée par le volcan du Mont Toheia et cernée d’une barrière de corail ;
mais aussi les îlots de Maiao et Mehetia et l'atoll de Tetiaroa.
La subdivision des îles Australes, dans le tiers Sud de la Polynésie française, composées en fait de deux archipels :
les îles Tubuaï se formant au Sud-Ouest (du nom de sa plus grande île Tubuaï et de sa commune chef-lieu Mataura comprenant aussi les communes associées de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s’étendant de l’île Maria à l’île Raivavae via les îles de Rimatara et Rurutu), à l’Est de la partie principale (australe) des îles Cook ;
les îles de Bass, dont fait partie l’île de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa » (à ne pas confondre avec l’île de Pâques aussi appelée Rapa Nui « grande Rapa » très isolée et située bien plus loin à l’Est vers le Chili, mais qui aurait été colonisée depuis les Gambier) et les îles Marotiri (les plus méridionales de toutes les îles de la Polynésie française, et les plus isolées).
En raison de la faible population de nombreuses îles ou villages, disséminés sur un territoire marin souvent immense, ceux-ci sont gérés administrativement comme communes associées, et une commune polynésienne regroupe souvent plusieurs communes associées et un ensemble d’îles, parfois sur un territoire très étendu. La superficie moyenne des communes polynésiennes est donc très nettement supérieure à celle des communes de métropoles, même si leur superficie terrestre reste finalement très modeste, même en comptant les îles inhabitées. L’originalité est donc dans les communes associées centrées sur un village avec chacun leur chefferie coutumière, l’un d’eux abritant le chef-lieu de la commune et les principaux services publics (administratifs et postaux).

La répartition de la population polynésienne est très inégale, concentrée sur un nombre limité d’îles disposant de ressources suffisantes (notamment en eau, rare et précieuse en Polynésie, aussi bien pour l’eau potable que l’agriculture). Deux des subdivisions de la Polynésie française n’atteignent à peine, dans la totalité des communes qui les composent, la population de nombre de communes de métropole (ainsi les Marquises en entier ne totalisent que la population d’une petite ville métropolitaine). À l’inverse, l’archipel de la Société concentre l’essentiel de la population sur un territoire terrestre exigu et aux ressources limitées.

Les difficultés de la Polynésie résident essentiellement dans les distances immenses sur le territoire, et l’infrastructure de transport nécessaire pour les administrer efficacement (c’est pourquoi les communes comptent finalement peu d’habitants, en comparaison de la métropole).

Il faut ajouter que l’île inhabitée et désertique de Clipperton, possession disputée de la République française au large du Mexique, et très éloignée de la Polynésie française n’en fait pas partie administrativement ni politiquement. Cette île était seulement administrée depuis la Polynésie française par le Haut-Commissaire de la République représentant l’État français dans la zone Pacifique jusqu'en 2007.

Ce territoire comprend plusieurs groupes d’îles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplée est Tahiti. La Polynésie française est située dans une région où règne une intense activité sismique.

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique de "points chauds" situés à l’intersection de failles sismiques. Ces îles suivent ensuite le mouvement de la plaque océanienne (qui se déplace vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En conséquence, les cratères que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activité volcanique et ne sont pas des volcans éteints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaître de la surface (la seule trace visible en est alors le récif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les îles sont alors appelées atolls, par opposition aux îles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit là toutefois d’un modèle qui, s’il décrit très bien la géologie des îles de la Société (avec une île très jeune - Tahiti - située au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des îles plus anciennes, tels Raïatea ou Bora Bora - situées au nord-ouest) ne peut rendre compte à lui seul de la situation des autres archipels polynésiens.

La faiblesse des terres émergées fait que nombre des atolls sont inhabités, ou seulement utilisés pour la pêche et la culture perlière.

Les très nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la région, et sont célèbres pour leurs échouages. Leur lagon est alimenté en eau océanique par quelques passes (des ruptures de la barrière de corail), et les profonds cratères offrent des eaux très froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux coralliens, qui abritent à une faune marine très riche. Sur les parties émergées par contre, le manque ou parfois l’absence parfois totale d’eau douce donne une flore terrestre très pauvre, et ces atolls souvent très désolés sont habités de crustacés et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande île, les vestiges des deux volcans continuent à culminer à des hauteurs respectables (2241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de Polynésie française) autour de larges vallées et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formés par endroits des massifs coralliens. Les côtes, protégées par les massifs coralliens sont faiblement érodées par la mer en raison d’un très faible marnage, et présentent à de longues plages. Tahiti et les autres îles du Vent voisines sont situées, de façon unique au monde, sur un point océanique où l’effet de marée causé par la lune est quasiment nul (aussi les seules faibles marées sont alignées sur le cycle solaire quotidien).

Ce fait unique donne des plages très accessibles à toute heure, mais des ports difficiles d’accès (à condition de franchir les passes océaniques peu profondes et dangereuses à cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynésiens grâce à la pureté des eaux que traverse un faible mais régulier courant océanique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le très court et très abrupt plateau donne à la houle océanique une puissance qui donne de remarquables rouleaux près des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

Aux Marquises par contre, dont la formation géologique est plus récente, les volcans sont faiblement érodés et offrent un paysage montagneux abrupt, traversés de vallées étroites, des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possèdent pas de barrière de corail.

Le paysage des Marquises offre, vu de la mer, une allure de cathédrales surgies de l’eau, d’où s’écoulent des cascades alimentant de très courtes rivières saumâtres traversant les plages, la côte étant semée de petites criques cernées par une forêt d’arbres tropicaux. La richesse de ces îles a été prisée depuis l’antiquité, et les Marquises recèlent de sites archéologiques témoignant de la colonisation et des cultures polynésiennes les plus anciennes.
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