Club de jazz parisien qui mérite le détour par la qualité de sa programmation.
Le lieu ne paye pas de mine, perdu dans la rue des Petites-Écuries, étroites et sans grâce, à quelques encablures des Folies Bergères et des grands boulevards, mais aussi de la Porte Saint-Denis, camouflée par des portes métalliques à peine visibles (heureusement balisées, depuis peu, par une enseigne lumineuse) s'ouvrant sur une salle que l'on dit sans confort, sans décor, "inachevée", avec des airs de studio, de club, de hangar, de grenier, de garage "mais aussi de rêve ouvert" : une "enclave de liberté".
Mes commentaires:
- Concert de Roy Hargrove le 25/07/07: Encore une fois, Roy Hargrove s'y est montré magistral. Il n'est plus nécessaire de vanter ses qualités de trompettiste: improvisations et envolées musicales à couper le souffle, et un jeu parfaitement rodé avec le saxophoniste Justin Robinson. Qui plus est, ils arrivent à insuffler à leur jazz des accents groove, parfois latino, parfois rythm'n'blues ... Une belle panoplie des ambiances jazzy comme je les aime.
Mais surtout, il a le don de savoir s'entourer de jeunes talents prometteurs, qui apportent un plus indéniable rythmiquement parlant. J'ai été encore une fois de plus impressionné par le pianiste Gerald Clayton: un accompagnement d'une très belle musicalité et expression rythmique. Tout cela completé par un contrebassiste et un batteur au-dessus du lot. Ils ont repris à titre d'exemple le titre éponyme de l'album "Nothing Serious" à un tempo bien plus rapide que la version studio. Au moins deux fois plus rapide ...
Je dois l'avouer, sans aucun doute, la plus belle jam session auquelle j'ai assisté cette année.
Certains pourront regretter qu'il n'ait pas interprété quelques morceaux de ses albums funk & groove avec son collectif RH Factor, mais pour l'avoir écouté en live avec ses deux formations, ses meilleures prestations sont celles qu'il réalise avec sa formation jazz.
- Concert de Stanley Jordan le 27/07/07: il entre en scène, discrètement, en arborant un grand sourire timide. Une fois, le concert commencé, on le sent investi par la musique. Il est « ailleurs ». Il débute en solo en interprétant des morceaux d’une grande musicalité, toujours en utilisant la technique dite du « tapping » (the « hammering-on » technique), ce qui lui permet de jouer à la fois la partie de basse d’une main et la partie musicale de l’autre. Avant d’être rejoint par Charnett Moffet et David Haynes.
Autre surprise … Stanley qui joue au piano de la main gauche tout en jouant de la guitare avec sa main droite … puis de la main droite du piano et de la main gauche de la guitare … Etant placé derrière le piano, c’était assez amusant et impressionnant de voir ses mains pianoter les deux instruments sur le reflet du piano …
Charnett Moffet … Les connaisseurs se souviennent de son père percussionniste et trompettiste Charles Moffet, lequel officiait avec Ornette Coleman, qui était également le témoin de Charles à son mariage. D’où le prénom de Charnett ! Musicalement, il a de qui tenir donc… Avec sa technique et sa musicalité, il est le pendant naturel de Stanley Jordan. Petite anecdote: quand Stanley Jordan ne sourit que timidement, Charnett lance des sourires, des clins d’œils au très bon batteur batteur David Haynes et au public.
http://akcentuatethepositive.over-blog.com/
Souvenirs d'un club de jazz new yorkais situé entre la 105ème rue et Broadway ... Dans le sud ouest de Harlem ... Souvenirs d'une ambiance tamissée aux murs rouges avec une large tableau d'Ella Fitzgerald ... Souvenirs de très belles soirées jazz ... Et notamment une, en juillet 2004, où j'ai pu écouter un groupe qui s'inspirait de la musique des années 1970, celles de Miles Davis, de Freddie Hubbard et Herbie Hancock ...
Comme je m'étais empressé de gratter le nom des musiciens, je vous le dis: Barak Mori (electric bass), David Hazeltime (Fender Rhodes), Greg Skaff (guitare), Jim Rotondi (trompette), Joe Strasser (percussions) ...
Tout endroit a son histoire ... Le Smoke en a une aussi, cela va de soi... Les propriétaires, Paul Stache et Frank Christopher ... Des anciens bar tenders dans les années 1990, à l'époque où le bar de jazz s'appelait Augie's.
Amoureux du jazz, ils ont cherché longtemps un endroit où ouvrir leur propre bar vers la 125ème rue ... En vain ... Et pour finalement reprendre les anciens locaux du bar Augie's qui venait de fermer ses portes après 20 ans de bons et loyaux services ... Augie's avait vu entre autres les débuts de Brad Meldhau, Eric Alexander, John Farnsworth ...
Quel genre de musique joue -t-on au Smoke ? Plutôt du modern jazz.
Les nouveaux propriétaires voulaient faire un "club de jazz", plutôt qu'un "bar de jazz" ... Un endroit pour la jeune génération, et éventuellement faire venir quelques grands noms pour quelques gigs ...
Et, depuis l'ouverture, se sont succédés - rien que ça - Georges Coleman, Eddie Henderson, Charles Earland, Al Foster, Georges Benson, Etta Jones, Wynton Marsalis ... Quand des artistes sont en ville, ils passent à l'occasion et se mêlent aux musiciens sur scène ...
De la musique tous les soirs. Trois sets, dont le meilleur à mon avis est celui de 0:30am. Mais également un public jeune attiré par les soirées "no cover charge" du mardi, mais surtout par la musique: " the melodies, the beat and the groove " ...
http://akcentuatethepositive.over-blog.com/
Club de jazz new yorkais où l'on y trouve des musiciens confirmés et underground de la scène downtown from NYC. Dont notamment Ari Hoenig avec le pianiste français Jean-Michel Pilc les lundis soir...


